Installation infirmière libérale : les étapes pour s’installer sereinement

S’installer en infirmière libérale exige de remplir un certain nombre de formalités pour démarrer son activité légalement et en toute sérénité. Pour rappel, le métier d’infirmier ou d’infirmière libérale (ou IDEL, pour Infirmier Diplômé d’Etat Libéral) est une profession libérale réglementée et son exercice est soumis à certaines conditions :

  • La détention du diplôme d’Etat d’infirmier (DEI),
  • 24 mois d’expérience en tant qu’infirmier ou infirmière dans les 6 dernières années (ou seulement 18 mois pour réaliser des remplacements),
  • La pratique préalable du métier dans une structure médicale générale comme une clinique ou un hôpital, ou alors en tant qu’indépendant au sein d’un autre pays membre de l’UE.

Si vous remplissez ces conditions, vous êtes fin prêt(e) pour lancer votre activité professionnelle indépendante. Cette installation devra suivre certaines étapes, tant pour assurer la légalité de votre exercice libéral que pour avoir toutes les cartes en main pour bien débuter.

Les différentes étapes lors de l’installation d’une infirmière libérale

Les étapes pour s’installer en tant qu’infirmières et infirmiers libéraux peuvent s’avérer chronophage car il est nécessaire de s’adresser à plusieurs organismes administratifs. Vous devrez penser dans l’ordre à :

  • Trouver votre cabinet, qui pourra être aménagé dans une pièce de votre domicile mais ne devra pas être un local commercial. Il est judicieux de se renseigner sur la zone dans laquelle vous souhaitez exercer, de sorte à vous assurer qu’elle n’est pas sur-dotée. Si vous vous installez dans une zone considérée « très sous-dotée », vous pourrez bénéficier d’une aide à l’installation prévues par les avenants 1 et 3 de la convention nationale des infirmières et infirmiers libéraux ;
  • Vous inscrire à l’Ordre des infirmiers correspondant à votre lieu de travail et vous acquitter de votre cotisation, d’un montant d’environ 75 euros. Cette inscription est obligatoire depuis le 28 novembre 2016 ;
  • Faire reconnaître votre diplôme DEI par l’ARS à laquelle vous êtes rattaché(e) (la plus proche de votre lieu d’exercice). Cette formalité doit être effectuée durant votre premier mois d’exercice, car elle vous permettra de vous faire attribuer un numéro ADELI, autrement dit un numéro professionnel unique ;
  • Vous enregistrer auprès de la CPAM de votre département, pour avoir votre tampon, vos feuilles de soins, et votre carte professionnelle de santé. Cet enregistrement se fait sur rendez-vous et exige la présentation de votre DEI, de l’attestation que vous aura fournie l’ARS ainsi que celle que vous aura fournie l’Ordre des infirmiers, des fiches de paie prouvant votre expérience de 3200 heures dans un service de soins ces 6 dernières années, d’une attestation de sécurité sociale, de votre carte d’identité et d’un RIB. Idéalement, ce RIB doit être celui d’un compte à part, ouvert spécialement pour les opérations liées à votre activité. Ce compte peut tout à fait être un simple compte courant. La CPAM transmettra ensuite votre dossier à l’URSSAF ;
  • Vous rendre au rendez-vous auquel vous convoquera votre URSSAF, pour obtenir votre liasse CFE, et donc votre numéro SIRET ;
  • Vous affilier à la CARPIMKO, (caisse autonome de retraite et de prévoyance des infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, pédicures-podologues, orthophonistes et orthoptistes) ;
  • Souscrire votre assurance responsabilité civile professionnelle ;
  • Acheter votre logiciel et votre boitier de télétransmission (ou lecteur carte vitale) ;
  • Et bien sûr, acheter la base de votre matériel médical (gants et compresses stériles, seringues, thermomètre, tensiomètre, pansements, etc.).

Notez bien que la tarification de vos actes dépendra de votre choix d’un statut conventionné. Vous pouvez accepter ou non la convention nationale établie entre les différentes caisses d’assurance maladie et les infirmiers libéraux, qui présente une grille tarifaire bien précise.

Infirmière libérale : l’étape du choix de sa mutuelle TNS

En plus de ces étapes obligatoires, sachez qu’il est conseillé lors de votre installation de souscrire une mutuelle TNS (Travailleur non salarié) pour pallier la faible protection du régime obligatoire. Si le RSI, organisme de santé du régime indépendant, devrait normalement disparaître pour être adossé au régime de la Sécurité Sociale au 1er janvier 2018, les garanties de protection resteront inchangées et l’intérêt de souscrire une mutuelle adaptée à ses besoins reste tout à fait d’actualité.

Grâce à la Loi Madelin, les professionnels de santé exerçant en libéral peuvent déduire le montant de leur cotisation de mutuelle TNS de leurs impôts. Souscrire une mutuelle pour infirmière libérale est donc particulièrement intéressant, à condition, bien sûr, de la choisir judicieusement.

Faites le point sur vos besoins de santé et veillez à observer si la mutuelle récompense par exemple la fidélité, en particulier si vous avez des besoins optiques ou dentaires. Privilégiez les structures prenant le temps d’établir une étude personnalisée pour offrir des garanties à la hauteur de vos besoins, de votre budget et de votre métier. Vérifiez notamment si les indemnités journalières versées seront suffisantes en cas d’arrêt de travail. Eovi Mcd, par exemple, suit cette démarche et propose une mutuelle TNS pour infirmières et infirmiers libéraux en fonction des spécificités de votre profil. Son partenariat avec la FNI (Fédération Nationale des Infirmiers) est également gage de qualité pour proposer des solutions adaptées à la situation des infirmiers et infirmières libérales.

Les logiciels de télétransmission pour infirmière libérale

Le choix de votre logiciel infirmier fait partie intégrante de votre équipement et son choix ne doit pas être pris à la légère, car son ergonomie et ses fonctionnalités conditionneront votre efficacité au quotidien. Ce dernier va vous permettre avant tout d’envoyer toutes les feuilles de soins électroniques (FSE) de vos patients lors de vos tournées.

Il est conseillé de privilégier les logiciels proposant une solution mobile pour avoir rapidement accès à tous ses rendez-vous et d’envoyer des SMS à ses patients en cas de retard. Le tableau de bord doit être clair pour permettre de piloter votre activité facilement. Le logiciel My Agathe e.motion regroupe ses deux premiers critères, et garantit également une bonne sécurité de vos données ainsi qu’une hotline gratuite. Nous vous encourageons à définir au préalable vos attentes si vous hésitez encore en ce qui concerne votre logiciel de télétransmission pour infirmière libérale afin de faire un choix qui vous correspond.

Vous connaissez maintenant toutes les étapes pour que votre installation en tant qu’infirmier ou infirmière libéral(e) soit une réussite !

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