Repenser la contraception : en finir avec les effets secondaires

L’accès à la contraception en France s’est démocratisé, les politiques de santé publique ont considérablement pris en charge ces problématiques et les institutions de santé locales effectuent prévention, prescription, et suivi. A une période où la contraception se limitait à quelques méthodes, la pilule contraceptive est rapidement entrée dans les normes d’usage et est, aujourd’hui la méthode la plus utilisée. Il s’agit néanmoins d’une méthode contraceptive méconnue (24% des français pensent que la pilule peux rendre stérile) et surévaluée (la pilule n’atteint que 97% d’efficacité théorique, dont 91% en prenant en compte les oublis).

Les limites de la pilule contraceptive

En France, par année, 200 000 interruptions volontaires de grossesse sont effectuées. Par conséquent, il est difficile de penser que les systèmes de contraception sont préconisés de façon optimale. En effet si beaucoup d’IVG sont dues tout simplement à des rapports non protégés (sans nécessairement l’usage de la pilule du lendemain), ils sont aussi le résultat de méthodes contraceptives non adapté à un mode de vie ou contraignantes pour l’organisme.

Il s’agit de distinguer la pilule oestro-progestative (pilule « minidosée »), composée d’une œstrogène de synthèse et d’un progestatif de synthèse, et de la pilule progestative (pilule « micro dosée »), composée d’un progestatif de synthèse. Elles ont toutes deux pour effets à court terme de provoquer de l’acnée, une légère prise de poids, une potentielle perte de cheveux, ainsi que de la rétention d’eau.

Effets pathologiques secondaires possibles :

  • Risques d’infarctus du myocarde et autres problèmes cardio-vasculaire, dont les risques sont multipliés par la cigarette
  • Thrombose veineuse
  • Risques de cancer (sein, col de l’utérus, foie, ovaires, etc.)

De par son usage courant, on ne remet pas souvent en cause la pilule et ses effets, ou l’on considère ses répercussions comme immuables ou dues à d’autres possibles facteurs.

Les nouvelles méthodes de contraception

Il s’agit donc de déterminer si d’autres méthodes de contraception ne conviendraient pas plus à votre physionomie ou à votre mode de vie. Rien ne vous empêche de « tester » certaines méthodes après consultation de votre gynécologue, que nous préférerons à un médecin généraliste, en effet celui-ci sera souvent enclin à prescrire… ce qu’il connait ! Par ailleurs chaque moyen de contraception possède des spécificités à prendre en compte.

Depuis plusieurs années les avancées technologiques ont fait évoluer les méthodes de contraception pour aboutir à d’autres méthodes moins lourdes, moins invasives et plus tolérantes en termes d’utilisation :

  • Implant
  • DIU (dispositif intra-utérin) au cuivre
  • Anneau vaginal
  • Patch
  • Diaphragme
  • Anneau vaginal
  • Spermicides
  • Cape cervicale
  • Abstinence naturelle (en complément)
  • Préservatifs masculins ou féminins
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