Un infirmier…

19 fév 2008

Devenir infirmier

Publié par: admin Dans: Général

Antoine m’a envoyé un mail, qu’avec sa permission je retranscris ici avec mes réponses.

Antoine double sa première année de médecine et se pose des questions sur sa réorientation en tant qu’infirmier.

Est-il difficile d’être un homme dans ce métier, face au nombre conséquent de femmes?

De mémoire, les infirmiers représentent environ 13% des IDE, je ne connais pas la tendance actuelle. On les retrouve en plus grand nombre dans les services dits « techniques » (réa, réveil…) et en psychiatrie. Je n’ai jamais eu de problème particulier, c’est un monde de fille, c’est tout. Je ne développerai pas plus, avant de rentrer dans des lieux communs qui énerveront beaucoup d’entre vous :) Il faut quand même relativiser: les mecs à l’IFSI ne sont ni mis à l’écart, ni isolés! Pas mal de filles IDE disent apprécier un homme dans un service, pour sa façon parfois différente de voir les choses.

J’entends beaucoup de défaut : du genre horaires décalées, stress, salaire de misère, hiérarchie.

horaires décalés: Beaucoup de services tournent en système de « grande équipe » ou schématiquement tu alternes entre 7h-14h30 et 14h00 – 21h30. D’autres services fonctionnent en 12 heures, avec quasi systématiquement maintenant une rotation jour-nuit. Mais ça tu as laaaaaaargement le temps d’y penser pendant les 3 années et quelques mois d’étude. Tu verras au fur et à mesure des stages le type d’horaires qui te branches.

La hiérarchie: c’est une hiérarchie de base, des gens biens, des gentils-compétents, gentils-incompétents, méchants-compétents, méchants-incompétents…

Stress: oui, il y a du stress, pas forcément lié directement aux soins, mais aussi aux tâches administratives, à la quantité de travail, au fait de parfois avoir l’impression de trimer non stop. Mais là aussi il faut relativiser: il y a des services où on bosse beaucoup mais où le stress est exclusivement lié aux situations, et pas à l’environnement. Là encore, tu as 3 ans pour savoir de positionner dans une équipe, dans un service, dans un hôpital.

Salaire de misère: Selon France 2, un infirmier gagne 1800 euros nets en début de carrière. Selon les gens qui reçoivent la fiche de paie, c’est 400 euros de moins. Merci France 2 pour le sérieux de cette info. En gros, compter entre 1400 et 1500 euros en tout début. Le gros problème est surtout l’évolution de carrière, qui elle est misérable financièrement parlant.

Les gens se plaignent partout mais concrètement être infirmier aujourd’hui, on s’en sort quand même dans la vie?

En ce qui me concerne, financièrement, on s’en sort comme quelqu’un qui habite Paris avec 1500 euros.

Sinon pour « le reste de la vie », ben… c’est la vie! Ça fait bien longtemps que ce métier n’est plus un sacerdoce, malgré le discours lénifiant et condescendant entendu un peu partout. On sait même lire, écrire, on a des loisirs, des passions… Faut plus trop la gonfler la « petite infirmière » si dévouée, si gentille et un peu conne. C’est avant tout une professionnelle de santé qui sait certes faire une « piqûre » mais qui sait aussi ce qu’elle injecte, pourquoi elle l’injecte, ce qu’elle surveille, ce qui la distingue assez nettement du singe bonobo. Elle a un rôle propre (sur sa propre initiative), un rôle majeur d’éducation, de relation à l’autre. Elle est capable (c’est à elle de voir…) de se positionner face à l’équipe médicale.

Avantage indéniable: je n’ai jamais connu l’angoisse de ne pas trouver de boulot après mes études. On ne se rend compte de cette chance que lorsqu’on fréquente d’autres gens.

Infirmier, ça peut être un boulot passionnant tout comme ça peut devenir le plus con et aliénant. C’est à toi d’en faire ce que tu veux. Je ne développe pas plus, pour plus d’infos: infirmiers.com

Je rêve d’un métier ou le matin quand je me lève ma seule envie est de foncer au travail, d’être heureux dans ce que je fais. Est-ce le cas pour vous?

Oui! Avec des hauts et des bas bien sûr, mais c’est un métier formidable. Alors si ça te plaît fonce! (et crois-moi, tu ne seras pas le premier P1 en IFSI, l’essentiel étant de passer le cap « infirmier-frustré)

IDE et ESI, je compte sur vos commentaires pour compléter!

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12 Responses pour "Devenir infirmier"

1 | jeremy

20 février 2008 à 6 h 02 min

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Je confirme les propos de Thomas:
Médecine m’aurais plu, mais finançant moi même mes études, la longueur était un obstacle infranchissable.
Pas de frustration, au contraire.
Etre un homme dans un milieu majoritairement féminin n’a pas vraiment de défaut. Nous sommes tous IDE, et le sexe n’a rien à voir dans nos compétences.
Les horaires, le stress, le salaire…
Il y a une certaine verité: les horaires ne sont pas forcément facile, surtout quand après on a une vie de famille, mais pas insurmontable avec un peu d’organisation.
Le stress…bofbof. Généralement le stressé l’est dans la vie, n’importe quel boulot le stressera. Je suis en formation IADE, et ça ne me stresse pas plus d’avoir un bloc qui déconne que grand mère qui décaroche en gériatrie.
Maintenant, il y a le stress de la hiérarchie parfois: à toi de savoir la gérer et de montrer que tu n’y es pas sensible. Tu aura vite la paix ensuite.
Le salaire, là, je suis d’accord: dans ma région, point de pénurie. Les salaires en sont donc tirés par le bas. Mon premier mois de travail, de nuit, avec deux week-end, j’ai touché 1280€ net…j’ai fichu le camp rapidement.
Voilà, j’aurais bien causé un peu plus, mais je dois filer à la douche et filer au bloc ensuite :=)

2 | Fant4zy

20 février 2008 à 15 h 24 min

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Du haut de ma première année, je confirme aussi!
Certes j’ai pas une expérience folle, mais je suis passée par la P1 et je ne regrette absolument pas d’avoir atterri à l’IFSI. Je dirais même plus: je préfère IDE à médecin (sisi!).
C’est un boulot super, extrèmement polyvalent. On peut exercer dans plein d’endroits aussi différents qu’interressants. Je ronchonne le matin en me levant (bah oui c’est quand meme tot…), mais quand j’arrive à mon stage, j’ai le sourire jusqu’aux oreilles (et encore je suis « que » stagiaire, alors qu’est-ce que ça sera quand je serai une vraie IDE!)!
Sur le fait d’être un homme dans le métier, j’ai pas vraiment l’expérience perso, mais les gars que je rencontre n’ont pas l’air malheureux… Et de mon coté, je suis contente quand j’en vois!
Les horaires décalés… Bah ya des avantages et des inconvénients. Moi j’apprécie d’avoir toujours presque une demi journée de libre.
Enfin bref tout ça pour confirmer ce qui a été dit, si tu le sens bien franchement c’est un super métier!
Au passage Thomas c’est mon premier commentaire sur ton blog, mais je le suis avec intéret depuis plusieurs jours déjà!

3 | Adeline

20 février 2008 à 16 h 48 min

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Je suis une femme….
Mais je tiens à confirmer ce que dis Thomas, un homme dans un service est apprécié! Ils ont souvent une autre vision des choses et surtout ils appèsent le côté « garce » des filles.
J’ai 3 ans d’expérience et je travaille dans un service de réanimation. Le seul conseil que je peux te donner, c’est vas-y, FONCE! JE trouve que c’est le plus beau des métiers….en tant qu’infirmier, tu est très proche du patient, bien plus que le médecin qui finalement fait sa visite pendant 10 minutes et basta!
Personnelememt, en 3 ans, il m’est arrivé deux fois de ne pas vouloir aller travailler! je suis passionnée par ce que je fais, c’est un travail enrichissant (humainement surtout…!)
Si tu sautes le cap, et que tu te retrouves en première année de l’IFSI, tu iras très vite dans le milieu professionnel! Les stages ne tardent pas et tu pourras vite te faire ton idée.

En ce qu’il concerne des horaires, personnellement je tourne en matin, aprem et nuit…il est vrai que ca peut être fatiguant, mais tu as chaque fois une demi journée de libre et selon le poste ton boulot est quelque peu différent! Donc pas de routine et ça c’est top!
Point négatif : la paye! Thomas a raison, 1400-1500 euros au début. Tu vis mais c’est tout….pas de gros dérapage au programme sinon t’es vite dans le rouge!

En tout cas je te souhaite bon courage et bonne chance dans les projets professionnels

4 | Mél

20 février 2008 à 17 h 22 min

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Je vais rejoindre ce que dis Thomas et ce que pense Adeline.Un homme dans un service, c’est toujours apprécié…grand, beau et athletique…non je rigole.
AVoir une présence masculine tempere toujours les cancans multiples de ces dames que j ai moi aussi beaucoup de mal à supporter…Du genre chamaillerie de grande section, y en a qui sont tres fort!!!!

Perso, je trouve nos horaires plutot confortables car ils nous permettent d’avoir un matin ou un pares midi de dispo. On evite aussi les heures de pointes sur la route, ce qui n’est pas franchement negligeable selon où tu vis!

côté stress, ma foi, on en a comme tout le monde mais moins qu un medecin je pense…à voir…

Le salaire…OK, c’est pas la panacé…viens donc jeter un oeil sur mes deux deriners articles (http://melanieinfirmiere.centerblog...)

Très concretement, j ai un mari (infirmier), deux enfants, un credit immobilier, un credit de voiture…et je m en sort malgré tout…j arrive même à epargner chaque mois!

Et puis, c’est un métier que j’adore, pour lequel je m investi beaucoup…
Bon courage à toi

5 | Brice

22 février 2008 à 3 h 21 min

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« Je rêve d’un métier ou le matin quand je me lève ma seule envie est de foncer au travail, d’être heureux dans ce que je fais. Est-ce le cas pour vous ? »

Non :)

6 | yann

22 février 2008 à 8 h 58 min

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ok, bon je suis content de vous croiser les gars (et les filles ;) ) ) mais ma réalité est un différente.

Pour les horaires, on ne peut pas le nier travailler un week end sur deux et/ou ne horaires décalés, rend ta vie en permanence plus compliquée que la moyenne. Tout est faisable mais tout est compliqué, et à la longue (8 ans pour moi :( () trés usant.

Salaire: c’est une misère réveillons nous. Certes on vit, mais certes aussi on gagne moins qu’un éboueur… (j’ai vérifié!) avec trois ans d’études et le risque de problème judiciaire tous les jours.

Equipe : avec le recul c’est le plus usant. je n’ai pas quitté mon groupe de l’ifsi et tous on cherche un moyen de s’extraire de cette pression insupportable. Au début ça va toujours mais au bout de 3 ou 4 ans des mêmes conneries par les même gens tu as envie de jeter par la fenêtre.

Stress : Oui bien sur plus ou moins de stress. Mais en ce qui me concerne en libéral je viens d’accompagner pendant d’abord 2 ans puis plusieurs mois plus intense un homme de 50 ans, père de trois gosses en bas age vers une mort certaine et annoncée.
Désolé mais c’est un métier dont on ne sort pas indemne.

Bien sur tout cela sans parler des réformes qui nous attendent (no comment ce n’est pas le lieu), de l’absence absolue de syndicat, du mépris constant des médecins, de la haine des as etc etc etc.

Tout ça pour dire, que non je ne te conseille pas ce métier. c’est un métier fabuleux, intéressant, enrichissant humainement… mais qu’on ne peut exercer plus de 5 ans sans devenir dingue ou dégouté.

7 | chrys

23 février 2008 à 16 h 56 min

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Pour ce qui est d’avoir un homme dans un service, je dirais que c’est quasiment indispensable. Je travaille en psychiatrie, et ils sont rares, à mon grand regret. Le simple fait qu’il y ait un homme rassure, apaise, et fait du bien aux patients. Quand aux infirmières, ça les calme, sur les cancans, et le reste.
Pour le reste, la durée de vie d’un infirmier est de 7 ans, si cela n’a pas bougé depuis mes études (diplômée de 2000), et ce n’est pas pour rien. C’est un métier difficile, mais au fond, tellement humain, enrichissant, prenant, gratifiant, et chouette!
Voilà, moi, je m’éclate dans mon métier, suffit de trouver LE service où t’épanouir.
Après, c’est pas parce que t’as échoué en médecine qu’il faut te retourner vers ce métier. Ce n’est pas la même chose, les relations sont pas les mêmes , et ta frustration de ne pas avoir été médecin doit être travaillée avant de t’y lancer. Il y en a beaucoup qui sont mal à l’aise parce qu’il n’y sont pas arrivés, qu’ils vivent super mal leur métier après…
alors, !!
à toi de choisir!

8 | pseudo IADE en devenir

28 février 2008 à 11 h 45 min

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Vaste sujet que celui de conseiller où non le métier que je pratique maintenant depuis 7 ans au sein de la « très lourde » institution qu’est l’AP-HP.

Première question: un homme dans un milieux de femmes…
Ben c’est plutot assez sympa une fois que tu as compris qu’en tant que tel il est impotant de te positionner avec diplômatie mais rigueure…
1/ Refuser de rentrer dans tous les cancans de façon systématique en adoptant le « j’aime tout le monde, mais faut pas commencer à me péter les c……s ». Ca fonctionne bien et du coup ben on te les brises pas.
2/ J’avoue qu’en ce qui conserne ma période d’étudiant c’était un avantage certain. De façon général on te prend moins la tête qd t’es un mec, a fortiori quand tu as compris qu’un sourire te permet de te sortir de quasiment toutes les situations…

Seconde question:
1/ Les horaires décalés: après avoir bossé 1 an et demi en 12 heures alternance nuit/jour, je me suis arrangé avec mes collègues pour ne faire que de la nuit (situation plus confortable en ce qui me conserne). Cela dit après 6 ans de travail de nuit je constate que:
- c’est bien sympa de ne pas bosser 5 jours d’affilé
- c’est bien agréable d’avoir ses jours de repos en semaine
- pour la vie sociale c’est sympa tant que tu es un oiseau de nuit et que tu passes tous tes repos dans les lieux de perdition des nuits parisennes (cela dit tu en fais vite le tour)
- tu t’aperçois, avec le temps, que vivre en décalé demande une rigueure de vie car si tu veux profiter de tes jours de repos et ne pas passer tes nuits devant un écran d’ordinateur ou autre télé, ben tu vis tel un steward c’est à dire tu te bouffe un jet lag à chaque repos histoire de voir un peu le jour…
2/ Le stress, oui, non ben ça dépend:
- j’ai commencé dans un service de réa, à la sortie du diplôme d’état j’avoue que tu te fais un peu dessus au début, tu te couches en entendant les scopes sonner, tu décharges tes surrénales quasiment une fois toutes les heures, si l’équipe est constituée de vieux routards de la réa ça peut devenir difficile s’ils se mettent en tête de te tester… C’est là qu’il est bon de savoir s’affirmer tout en restant diplômate histoire de ne pas se coller l’équipe à dos…
- une fois passé ce cap qui se prolonge entre 6 mois et 1 an, tu as fais tes preuves et on te fait plus chier.
- puis tu changes de poste (après 3 ans de réa en ce qui me conserne) pour voir si l’herbe est plus verte ailleurs et dans mon cas ça a bien fonctionné, fort de mon expérience en réa je suis arrivé dans une salle de réveil et là je me suis éclaté, tu es à l’aise dans les soins tu à choppé une organisation de travail qui te permet de moins stresser, ou en tout cas, de mieux le gérer…
- et accesoirement j’avais accumulé tellement d’heure en réa que je me suis fendu de quasiment 5 mois de vacances entre mes deux postes.
- il faut bien garder en tête que les problèmes de manque de personnels sont assez récurant dans le milieu hospitalier et que par conséquent tu peux passer de longues périodes à te taper des horaires de merde, mais bon ça a du bon pour la paye…
3/ le salaire de misère:
- c’est vrai que le salaire casse pas des briques surtout lorsque tu vis dans une grande agglomération comme paris où les loyers sont prohibitifs…
- j’ai commencé à 1400/1500 euros la première année puis en salle de réveil je tournais en bossant de nuit en fesant tous les we à 2200 euros par mois, c’était un choix de ma part et du coup je suis devenu super copain avec mon percepteur…
- qd tu décides de faire une spécialisation il faut tenir compte de la perte de salaire du fait de l’absence de travail de nuit et de WE. Perte sèche qui est au allentours de 500 euros par mois.
- en conclusion le loyer que tu payes pour ton charmant deux pièces au pied de montmartre te coute la moitié de ton salaire…. Ca peut être difficile à gérer certains mois…
4/ la hierarchie:
- au début on te prend pour un con clairement, puis tu prends du poil de la bète et tu commences à répondre (toujours avec diplômatie) avec parfois une pointe de d’agassement non feinte…
- en ce qui me conserne,dans le premier poste que j’ai pratiqué, la surveillante n’avait rien d’autre dans sa vie que son service et avait donc tendance à se prendre pour notre « mère » ce qui a donné des situations où elle c’est vue répondre de ma part que « nous n’avons pas élevé les cochons ensemble » et que par conséquent elle était priée de « baisser d’un ton »… Mais ça ne vient qu’avec le temps au début tu fermes ta bouche et tu fais le dos rond.
- les médecins qd à eux au début ne te parlent même pas (ça dépend des « docs » biensûr) mais tant que tu n’as pas fait tes preuves c’est un peu partout pareil, puis ils se rendent compte que tu as un cerveau et que tu réfléchis à ce que tu fais et que même parfois tu leur évites des conneries… Et là hormis le fait de boire du petit lait qd ces situations se présentent, ben avec certains tu deviens « pote » et les autres tu apprends vite à leur claquer le beignet (avec diplômatie encore, mais parfois empreinte d’un cinisme à peine dissimulé)… enfin grosso merdo après quelques années de pratique, ben on te fait plus trop chier….

troisième question:
Bon là c’est un peu compliqué, tu t’en sors oui à condition de ne pas avoir des rèves de grandeur… Tu apprends à gérer un budget, tu ne manges pas de caviar, tu ne fais pas tes courses chez Fauchon, les voyages tu évites de les faire sur un coup de tête… C’est pas la panacée après trois ans d’études mais il y a bien pire alors….cela dit je paye mon loyer et toutes les factures que je trouve sous mon paillasson tous les mois et malgrès ça j’arrive à avoir des loisirs, des vacances sympa…. que demander de plus….A si que Sarko ce grand marabout des médias arrète de promettre des choses, nous sommes environs 500 000 infirmiers en france et il serait bons que nous commencions à nous entendre pour exiger d’être payer enfin comme des bac plus trois … Mais pour cela il faudrait que nous nous bougions le cul un peu, d’autant que contrairement à certains secteurs d’activité nous bénéfissions encore d’un large soutient dans la population… Oui les gens aiment bien les infirmiers (en général).

quatrième question:
là je rejoinds Thomas sur sa vision du métier… Tout dépend de ton envie, tu fais de ce métier ce que tu en veux. Cela peut être super enrichissant, comme ça peut te dégouter… Mais quoiqu’il en soit c’est un beau métier (à mon avis en tout cas)….

9 | pika

18 mars 2008 à 5 h 22 min

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Je suis infirmière depuis 3 ans dans un service de réa, et suis aussi une ex étudiante de la fac ( pas de médecine mais de pharmacie).
Je n’ai jamais été frustrée par rapport à mon echec à la fac et je suis ravie de faire ce mètier, c’est trés enrichissant et passionnant même si il m’ait arriver de rentrer chez moi de me faire couler un bain et de pleurer toutes les larmes de mon corps après une journée de merde.
Effectivement avoir la vie décalée par rapport à mes amis qui eux « ont une vie normale », ça a quelques inconvénients qui sont vite oublier quand ,en travaillant en 12 heures je ne travaille que 12 jours par mois.

10 | charlotte

24 mars 2008 à 11 h 49 min

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quelle stage doit on faire pour faire ce metier ?

11 | Guillaume

27 mars 2008 à 10 h 21 min

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Je suis en troisième année, je commence sérieusment à voir le bout. Et oui j’en suis là compter les jours qui me sépare de ma libération et pourtant je n’ai pas fait mon service militaire (oui je suis un vieux étudiant qui aurait dû faire son service. J’hésitai à venir faire carriere en métrople (je suis à la réunion), mais quand je vous lit (je suis pourtant entierement d’accord avec ce que vous dites et le fait que ce soit quand même un super métier) je pense que je vais garder le salaire dom (2300). Et puis après j’irais voir à Tahiti s’il fait beau (c’est aussi un des attrait de ce métier on peut travailler partout)

12 | Cécile

21 mai 2008 à 17 h 19 min

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Je suis passée par la P1 et très honnêtement je ne regrette pas ma réorientation. Je ne me voyais pas dans un autre milieu. J’avais très peur de la frustration au début mais j’ai trouvé un projet professionnel précis (IADE) qui devient une source de motivation. Le métier d’IDE est très polyvalent et il y a moyen d’y trouver son compte, en horaires, lieu, travail, évolution, rémunération. Les hommes sont très appréciés dans le milieu et contre balance les langues de P—. Si tu tiens à rester dans le milieu je te conseille l’IFSI, être un ancien P1 est un atout pour autant que tu saches d’adapter.

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